Entrevue avec Jean Lechasseur, responsable du programme multisports à l’école du Mistral

Anthony Guay-Tremblay

Au cours des dernières semaines, j’ai eu la chance de faire plusieurs entrevues avec les responsables des programmes des options de secondaire 4.

Voici la dernière d’entre elles, avec Jean Lechasseur, enseignant d’éducation physique au Mistral et responsable du programme de multisports.



Journaliste
Bonjour Jean.

Jean
Hé bonjour! Ça va bien Anthony?

Journaliste
Oui très bien, et vous?

Jean
Oui merci.

Journaliste
Est-ce que vous pouvez vous présenter?

Jean
Oui. Bonjour, mon nom est Jean Lechasseur, je suis enseignant d’éducation physique ici à l’école et par le fait même je suis professeur d’éducation physique multisports.

Journaliste
D’accord. Décrivez votre programme en trois mots.

Jean
Explorer, découvrir et approfondir.

Journaliste
D’accord. En général, quel est le contenu de votre programme?

Jean
Le programme est très très varié. On passe une grande partie de l’année à l’extérieur et puis il y a un bloc de piscine qui est compris là-dedans, mais le but c’est vraiment de donner le goût à toutes les activités extérieures, découvrir de nouvelles activités qu’on n’a pas vraiment fait, ni dans notre primaire, ni dans notre secondaire et bien sûr c’est sûr qu’on fait d’autres activités qu’on a déjà vues, mais je travaille surtout sur une dimension qui est très sociale, donc l’entraide, le partage, l’encouragement, découvrir que tout le monde a sa place, que tout le monde est utile c’est à peu près l’objectif de ce que j’essaie de développer dans ce cours-là.

Journaliste
Depuis combien de temps ce programme existe-t-il?

Jean
Le programme existait avant même que j’arrive ici comme enseignant donc probablement qu’il existait dans les années 70, 80 et 90.

Journaliste
Qu’est-ce qui a mené à sa création?

Jean
C’est le besoin. On est dans une école où les élèves bougent une fois par semaine et puis il y en a qui ont vraiment le besoin de bouger, ils ont besoin d’aller plus loin parce qu’au même titre qu’en mathématiques on veut devenir encore meilleur, dans les arts plastiques on veut devenir vraiment des bons artistes, autant au niveau de la musique ou des arts plastiques, peu importe, mais je pense que dans le sport, il y en a qui veulent s’améliorer et il y en a qui ont juste besoin de bouger beaucoup plus.

Journaliste
Quel genre d’élève votre programme attirerait-il?

Jean
On est ouvert à tout le monde, l’important c’est de s’impliquer. On ne peut pas dire qu’on vient en multisports si on ne fournit pas un minimum d’efforts, mais il y a de l’ouverture pour chacun. On ne commence à comparer un garçon avec une fille ou un élève qui est sportif avec un élève qui est moins sportif, tout le monde a sa place dans ce cours-là, moyennement au fait que l’élève puisse donner un effort.

Journaliste
Quelles sont les compétences nécessaires pour participer?

Jean
Comme je disais, il n’y en a aucune. C’est d’avoir du cœur. On rentre, on travaille, on veut, on a le goût de découvrir des choses, on a le goût d’essayer des affaires et on n’est pas là pour juger. Il n’y a aucun critère de base, tout ce que ça prend pour être là, c’est du cœur et c’est tout.

Journaliste
Quelles compétences le jeune pourrait-il acquérir?

Jean
C’est sûr que ce qu’il va apprendre là-dedans, ça va lui servir plus tard dans sa vie professionnelle. Il va être capable d’apprendre à travailler avec des gens qu’on aime ou des gens qu’on aime moins, mais pas nécessairement le terme aimer. Des gens avec lesquels c’est plus facile de travailler et des gens avec lesquels c’est plus difficile. Dans tout ça, la personne va être capable de développer ce que j’appelle des habiletés sociales, elle va être capable de travailler et de développer des choses et elle va apprendre aussi à connaître la portée de ses limites. À quelque part, elle va être capable de dire « ça je suis capable de le faire, ça je suis pas capable de le faire ou ça je pensais pas que j’étais capable de le faire et j’ai réussi à le faire » donc ça donne vraiment des beaux moments.

Journaliste
Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre projet?

Jean
Ce projet-là, c’est que ça me permet d’être créatif, apporter des nouvelles idées, apporter des choses. On est habitué à voir des cours d’éducation physique qui sont toujours, pas similaires, mais on va souvent dans des sports qui sont traditionnels qu’on est habitué de voir et qu’on est habitué de connaître. Moi, ça me permet de développer une folie et d’aller chercher des nouveaux jeux qui sont tout simples ou même des fois prendre des sports qu’on connait déjà et on pousse encore la limite plus loin. C’est vraiment ça que j’adore. Ça m’ouvre des portes. Moi comme enseignant, ça m’ouvre des portes pour que je ne tombe pas dans une routine et que je puisse apporter souvent du nouveau et des choses comme ça.

Journaliste
Qu’est-ce que votre activité peut offrir pour le futur des étudiants?

Jean
C’est sûr que ça a plein de répercussions. Si à quelque part je suis capable de donner le goût aux élèves, juste le goût, de vouloir bouger, de rester en santé et tout ça, c’est pour tout le monde que c’est payant. En bout de ligne, il va y avoir moins de gens dans les hôpitaux. Si ces personnes-là, rendues adultes, peuvent donner le goût à leurs enfants de faire des activités, ça augmente les sorties entre amis, les fins de semaines qu’on se rassemble pour faire des activités, que ce soit l’automne, l’hiver, l’été ou peu importe, si je suis capable de donner un éventail d’activités, puis surtout, je peux leur donner la passion qu’ils vont garder pendant des années et des années, moi ma paye va se situer à ce moment-là.

Journaliste
Êtes-vous satisfait du statut de votre programme? Si oui, pourquoi? Sinon, que voulez-vous améliorer?

Jean
C’est une question qui est difficile. Il n’y a jamais rien de parfait, ça fait que oui, présentement, je suis heureux. Les élèves apportent une belle dynamique, moi je pense que j’ai des bonnes idées, mais il y a toujours place à l’amélioration. Il y a toujours place à être créatif, à apporter des choses, et mon programme, je pourrais dire que je peux améliorer des choses, mais d’une année à l’autre, selon les élèves qui sont là, ça peut être des cours différents à toutes les années. C’est dur de dire ce que je peux améliorer, la seule chose que je veux éviter, c’est de tomber dans la routine parce que ça s’adresse aux élèves de secondaire quatre et cinq, donc j’ai le souci au moins de dire que les élèves de quatre ne répètent pas les mêmes choses en cinq. À partir du moment que les élèves travaillent bien et que moi je me force pour être une meilleure personne, je pense que le cours va devenir lui-même meilleur à ce moment-là.

Journaliste
Où voyez-vous votre projet dans cinq ans? Dans dix ans?

Jean
Dans cinq ans, où va être rendu mon projet? Il va être rendu vraiment plus loin j’espère. On a déjà eu quatre groupes de multisports, on est rendu à un groupe maintenant, pour différentes raisons, mais moi, si dans cinq ans je pouvais avoir vingt-cinq groupes de multisports, je serais tellement heureux, mais c’est impossible à faire, mais dans cinq ans, ce que je verrais, ce serait qu’il y ait encore plus de groupes pour qu’on puisse organiser des compétitions entre les groupes, qu’on puisse organiser des choses, je serais vraiment heureux. Dans dix ans, où je vois mon projet, je ne le sais pas parce que je serai sûrement à la retraite déjà, mais j’espère que dans dix ans, la personne qui va reprendre ce cours-là aura la même folie que moi, aura le même « guts » de vouloir pousser les élèves à leurs limites, et je pense que ça va rester quand beau cours dans ce moment-là.

Journaliste
Merci beaucoup, c’était ma dernière question.

Jean
Merci beaucoup. Je te souhaite une belle journée, Anthony.

Voilà.
Cette entrevue est la dernière d’une série de quatre entrevues avec différents enseignants responsables des options de 4e secondaire

Entrevue avec Claude Desrosiers, responsable du programme Ressources fauniques à l’école du Mistral

Anthony Guay-Tremblay

Au cours des dernières semaines, j’ai eu la chance de faire plusieurs entrevues avec les responsables des programmes des options de secondaire 4.

Voici la troisième d’entre elles, avec Claude Desrosiers, enseignant de sciences au Mistral et responsable du programme Ressources fauniques.



Journaliste
Bonjour tout le monde. Aujourd’hui je suis en présence de Claude Desrosiers, enseignant de sciences au Mistral et responsable du programme faune et parcs. Bonjour Claude.

Claude
Oui. Tout d’abord, je dois préciser que ça s’intitule ressources fauniques ici à l’école du Mistral, mais au niveau du ministère de la faune ils ont appelé ça le programme faune. Ici, le cours porte le nom de Ressources fauniques.

Journaliste
OK. Premièrement, décrivez votre programme en trois mots.

Claude
Trois mots ça va être assez compliqué mais en même temps je dirais que c’est activités extérieures en lien avec la nature.

Journaliste
En général, quel est le contenu de votre programme?

Claude
La priorité ou l’esprit de ce programme-là, c’est de faire un maximum de sorties, à raison au minimum d’une sortie extérieure par mois. À date, ça a varié de une à deux sorties par mois. C’est arrivé des fois qu’on fasse deux sorties par mois. Combiné à ça, des cours théoriques en classe où c’est orienté sur les activités de la nature. Tout ce qu’on peut faire dans la nature, incluant comme de raison chasse, pêche et piégeage, mais ça ne se limite pas à ça. C’est tout ce qu’on peut faire à l’extérieur.

Journaliste
Depuis combien de temps ce programme existe-t-il?

Claude
C’est la première année. C’est un projet pilote, ce qui veut dire qu’on est la seule école au Québec à l’avoir sous forme d’option, même s’il se donne au Paul-Hubert, là-bas c’est sur la formule arts-sports-études, donc une formule très différente.

Journaliste
OK. Qu’est-ce qui a mené à sa création?

Claude
C’est le ministère qui est arrivé après un an ou deux de réflexion parce qu’il s’inquiétait un peu du désengagement du public, en général, par rapport à la nature. Tout le monde aime ça la nature, tout le monde veut en entendre parler, mais quand c’est le temps d’y aller, on dirait que les gens ne savent pas quoi faire ou comment utiliser la nature ou comment en profiter. C’est toujours limité au même petit groupe donc il voulait développer, intéresser ça à d’autres gens qui n’y auraient peut-être pas pensé ou qui sont intéressés, mais qui ne savent pas comment le faire. Donc le cours sert un petit peu à ça, pour différents aspects.

Journaliste
Quel genre d’élève votre programme attirerait-il?

Claude
C’est sûr qu’au départ, quelqu’un qui aime la nature ou les animaux ou les plantes ou tout ce qui touche l’environnement, mais je dirais en priorité, il ne faut pas non plus être ce que j’appellerais des patates de salon. Il faut aimer aller à l’extérieur, s’exposer aux intempéries, parce que les sorties ont lieu peu importe les conditions. Pour donner un exemple, on a commencé l’année avec une sortie aux noisettes, on est allé récolter des noisettes, donc quand je dis que ce n’est pas toujours relié à la chasse, la pêche, le piégeage, c’en est un bon exemple, mais il pleuvait, donc on s’est équipé en imperméable, on s’est habillé en conséquence, on a ramassé des noisettes et ça été très agréable. Faut pas être fait en chocolat.

Journaliste
Quelles sont les compétences nécessaires pour participer?

Claude
Aucune compétence, tout ce que je demande c’est un intérêt. J’ai même des jeunes de l’adaptation scolaire qui s’ajoutent sans aucune difficulté, sans aucun problème. Les critères académiques sont minimes, c’est vraiment plus la motivation et l’intérêt à faire des activités à l’extérieur.

Journaliste
Quelles compétences le jeune pourrait-il acquérir?

Claude
Ça l’air surprenant, mais comme exemple, cette année, on a reçu un cours d’orientation en forêt, donc de survie, avec un intervenant qui travaille pour La Grande Ourse, l’organisme de survie qui fait de la recherche en forêt, et il a donné une multitude de trucs pour survivre en forêt si on est perdu et autres. Le fait de se garantir une sécurité encourage les gens à aller explorer un petit plus. Si on n’est pas trop ferré, on ne sait pas trop comment se retrouver, on n’a pas tendance à aller dans la nature ou à l’exploiter mais quand on y va plus profondément,  s’il y en a qui prennent des chances sans avoir les connaissances, c’est là qu’ils se perdent, et il a raconté plusieurs anecdotes où les gens ont été retrouvés, mais trop tard. Déjà ça, c’est quand même un élément bien quand on veut profiter de la nature, et en revenir vivant je pense que c’est assez positif.

Journaliste
Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre projet?

Claude
C’est la diversité des sujets. À date, en carrière, j’ai toujours été quelqu’un de proactif au niveau de la nature de toute façon, je veux dire ceux qui m’ont eu comme élève me connaissent bien là-dessus, mais j’avais de la difficulté à avoir un ou deux intervenants quand je réussissais, sinon je n’en avais pas. Là, depuis le début de l’année, on est au mois de décembre, on est rendu à cinq intervenants différents qui viennent. Ce sont des conférenciers, des spécialistes. J’ai eu une mycologue, j’ai eu pour en l’orientation un spécialiste de la survie, un ornithologue, j’ai eu un spécialiste des mammifères et on a même fait la visite de la pourvoirie Lechasseur. Donc on est allé sur le terrain, on a assisté au dépeçage d’orignaux. Toutes ces activités-là, c’est incroyable, même pour moi à titre personnel. Pourtant je suis familier avec ça, mais moi ça m’épate, ça me dépasse.

Journaliste
Qu’est-ce que votre activité peut offrir pour le futur des étudiants?

Claude
Un peu comme je disais, le principe de culture générale, de débrouillardise et le fait de dire que déjà si on a un intérêt pour aller en nature, ça permet de développer d’autres intérêts connexes, parce que si on est naturellement quelqu’un qui aime la chasse, on touche à la pêche, on touche à la récolte de nourriture, de champignons, de fruits, toutes sortes d’autres choses. Ça développe des connaissances connexes donc quand on retourne après ça dans la nature, on la voit différemment, peu importe notre vision initiale. Que ce soit quelqu’un qui n’en avait aucune, donc là ça la développe tout simplement, il y a de quoi à faire de très intéressant, mais même quelqu’un d’habitué, moi le premier, je suis quelqu’un qui allait déjà beaucoup en nature, et avec juste les six mois qu’on vient de faire, parce que le projet pilote commence, ma vision a déjà changé, à titre personnel. J’imagine un élève qui n’a pas mon expérience, mon intérêt, même si c’était quelqu’un qui allait déjà en nature, la vision de la nature change énormément. On ne peut plus la voir de la même manière.

Journaliste
Êtes-vous satisfait du statut de votre programme? Si oui, pourquoi? Sinon, que voulez-vous améliorer?

Claude
Là c’est sûr que c’est un projet pilote, donc tout est à faire, à ajuster, à travailler, on ne se le cachera pas, il y a beaucoup d’improvisation. L’année prochaine, ça devrait quand même être un petit peu plus rodé mais ça reste pareil que l’an deux est différent de l’an un. Les jeunes qui sont en secondaire quatre dans le groupe peuvent le reprendre l’année prochaine et on va faire d’autres choses. Comme il n’y a pas de préalable ou de prérequis, un jeune qui rentre dans ce groupe-là, qu’il soit en quatre ou en cinq, ce n’est pas grave. Les sujets abordés l’année prochaine et cette année vont être différents mais ce n’est pas nécessaire d’avoir la base. Par contre, c’est sûr que pour les sorties, parce qu’il y a des sorties les jours dix ou les fins de semaine, on essaie d’avertir plus qu’une semaine à l’avance. Cette année, c’est arrivé à quelques reprises. Ce n’est pas toujours évident d’avertir pour des activités comme ça longtemps d’avance, mais c’est un peu ce qu’on cherche à améliorer. On a une sortie prévue, là on est le 19 décembre, on a une sortie de pêche sur glace à faire pour le 18 janvier. On avertit un mois d’avance donc les jeunes peuvent prendre toutes les dispositions qu’ils veulent. S’il y en a qui travaillent ils peuvent demander un congé à l’employeur et tout ça c’est sans frais. On va sur la ZEC. Ça c’est un exemple d’activité très intéressante, accessible à tout le monde et qui ne coûte rien.

Journaliste
Où voyez-vous votre projet dans cinq ans? Dans dix ans?

Claude
C’est sûr que cette année on est à un gros groupe. Donc mon objectif, c’est un peu paradoxal, c’est d’augmenter le nombre d’élèves pour pouvoir diviser en deux groupes. Faire deux petits groupes, ça serait l’idéal, parce que là on est vingt-six, à vingt-six aller sur le terrain, ce n’est pas toujours facile. Ce serait plus idéal d’avoir deux groupes de dix-huit, c’est sûr que ça sous-entend qu’on est rendu à trente-six inscriptions, ça serait un petit peu ça mon rêve de tomber à deux groupes un peu plus petits pour pouvoir multiplier les activités et pour que ce soit plus facile à gérer. Mais ça l’avenir nous le dira. Le programme est à bâtir sur trois ans, donc déjà finir la première année, ça va être un défi pour moi.

Journaliste
C’est tout ce que j’avais à demander, merci beaucoup.

Claude
Merci.

Voilà.
Cette entrevue est la troisième d’une série de quatre entrevues avec  les enseignants responsables des  options de 4e secondaire.

Entrevue avec Louise Bouliane, responsable du Français Théatre à l’école du Mistral

Anthony Guay-Tremblay

Au cours des dernières semaines, j’ai eu la chance de faire plusieurs entrevues avec les responsables des programmes des options de secondaire 4.

Voici la deuxième d’entre elles, avec Louise Boulianne, enseignante de Français et de théâtre à l’école du Mistral.



Journaliste
Bonjour Louise

Louise
Bonjour

Journaliste
Que faites-vous à l’école?

Louise
J’enseigne le français et le théâtre.

Journaliste
OK. Décrivez votre programme en trois mots.

Louise
Pour le programme de théâtre, trois mots… Amusant, défi et confiance.

Journaliste
En général, quel est le contenu de votre programme?

Louise
Quand on parle du programme de théâtre, ce qu’on fait, c’est que la première partie de l’année, on se prépare, on apprend à se connaître, à se connaître en groupe, on fait des activités, on touche à différents éléments liés au théâtre. On va toucher à l’expression corporelle, on va toucher au travail avec les émotions, à la création de personnages, à l’improvisation. Il y a vraiment beaucoup d’éléments variés qu’on va aller voir, sur lesquels on va se former et on va aussi travailler souvent dans un spectacle qui va regrouper le département de musique avec nous, comme le spectacle d’épouvante cette année. Puis après ça, souvent après les fêtes, c’est là qu’on va commencer à monter la pièce proprement dite qu’on présente toujours autour du mois de mai.

Journaliste
Depuis combien de temps ce programme existe-t-il?

Louise
C’est une bonne question. Moi, ça fait plusieurs années que je l’enseigne, mais il y avait des gens qui l’enseignaient avant moi. Je pense que ça fait plus de vingt ans qu’il existe, ce programme- là.

Journaliste
Qu’est-ce qui a mené à sa création?

Louise
Le désir d’offrir cet art aux élèves. Dans le théâtre, on peut vraiment apprendre à se connaître soi-même. Ça a l’air curieux de dire ça quand on interprète des rôles en étant quelqu’un d’autre, mais […] ça aide beaucoup au niveau de la confiance. Je vois mes élèves gagner en confiance à chaque année. Je les vois progresser, apprendre à se sentir mieux en groupe aussi, à être plus à l’aise devant les gens. Il y a aussi, dans le théâtre, une magie qui fait qu’il y a toujours des gens qui vont être intéressés à l’offrir aux autres et en même temps à le faire.

Journaliste
Quel genre d’élève votre programme attirerait-il?

Louise
N’importe quel élève, en fait. Il y a des gens, des fois, qui me disent « Moi, je suis gêné, je ne prendrai pas théâtre », mais pourtant, c’est vraiment un cours dans lequel, très progressivement, les gens apprennent à travailler là-dessus, à se dégêner et à se dépasser soi-même. De ce point de vue-là, il n’y a pas de limite. Tout le monde pourrait prendre ce cours-là parce que c’est un cours où on a vraiment du fun. C’est un cours où on n’est pas assis dans une classe, on travaille toujours en atelier, on bouge, on apprend des choses, mais c’est toujours dans le plaisir. C’est un cours que tout le monde peut apprécier, que tout le monde peut aimer.

Journaliste
Quelles sont les compétences nécessaires pour participer?

Louise
Juste le goût d’aller plus loin, le goût de se dépasser, le goût de vivre une belle aventure en gang. Ce ne sont pas nécessairement des compétences, ce sont plus des caractéristiques ou des besoins, mais je pense que tout le monde progresse dans ce cours-là. Tout le monde va s’améliorer, peu importe d’où on part, peu importe si on a un talent brut en théâtre ou si on a vraiment un petit peu moins de naturel. Tout le monde va progresser, tout le monde va devenir meilleur, tout le monde va offrir une belle performance. On travaille vraiment pour ça.

Journaliste
Ça prend vraiment un désir de participer.

Louise
Oui, c’est sûr que ça prend un désir de participer. On ne peut pas être assis à ne rien faire pendant ce cours-là, sinon c’est plate. En même temps, […] on apprend à découvrir les qualités et les points positifs des autres et on se retrouve à les utiliser quand vient le temps de monter la pièce.

Journaliste
Quelles compétences le jeune pourrait-il acquérir?

Louise
La capacité à parler devant les gens, à être à l’aise devant les gens, ça arrive que des élèves viennent me voir et me dire «Maintenant, faire un exposé, ça ne me dérange tellement plus, on dirait que c’est correct là, c’est plus facile» et ça, vraiment, je pense que c’est une capacité que les gens peuvent développer dans le théâtre. Développer aussi le petit côté artistique qui est plus que juste interpréter un personnage, mais l’espèce de vision globale que ça prend aussi, parce qu’il y a plein de choses qui vont aller dans ce programme-là. On va travailler sur des costumes, on va travailler sur des décors, on va travailler aussi sur des déplacements, de la gestuelle, on va vraiment créer un monde et pour créer un monde il faut aller un petit peu plus loin que juste son personnage à soi. Donc je pense que les gens apprennent à développer ce petit côté artistique-là qui est un peu multi arts, on pourrait dire ça. Également, le travail d’équipe. On apprend à développer ça beaucoup en théâtre.

Journaliste
Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre projet?

Louise
Voir mes élèves évoluer. Ça, c’est toujours ce qui me fait le plus plaisir, les voir changer, les voir progresser, les voir être fiers d’avoir réussi à produire une pièce parce que c’est quand même du travail. On travaille fort. On travaille dans le plaisir, mais on travaille fort. Les voir arriver sur scène et produire avec de la confiance et être capable de produire ce pour quoi ils ont travaillé si fort, moi, voir le résultat et voir leur satisfaction, leur fierté, c’est toujours ce qui me fait le plus plaisir. Mais moi j’adore le théâtre aussi, sinon je ne ferais pas ça. Moi-même j’aime jouer, j’aime le théâtre, ça a toujours fait partie de ma vie donc pour moi c’est vraiment important et le faire découvrir à des jeunes et peut-être leur donner le goût d’en faire plus tard, c’est quelque chose qui est vraiment important pour moi.

Journaliste
Qu’est-ce que votre activité peut offrir pour le futur des étudiants?

Louise
Ce goût- là, peut-être, d’en refaire. J’ai des anciens élèves qui ont choisi de s’en aller en théâtre, ce n’est pas nécessairement le but pour tous, mais il y en a qui ont choisi cette voie-là parce qu’ils ont découvert ça ou qu’ils ont confirmé ça dans mon cours. Il y en a qui vont choisir de s’en aller plus du côté de la scène, donc tout ce qui est création, soit des décors ou des costumes, scénographie, etc. Donc ça, ça peut être quelque chose d’intéressant. Ça peut donner aussi le goût aux gens de s’en aller en communications, de développer aussi des habiletés dans ce sens -là. Il y en a qui font de l’impro, aussi. J’ai plusieurs élèves qui ont intégré la ligue d’impro du Cégep de Rimouski. Ça aussi c’est une bonne idée, une belle opportunité, une belle chose qui est à découvrir.

Journaliste
Êtes-vous satisfaite du statut de votre programme? Si oui, pourquoi? Sinon, que voulez-vous améliorer?

Louise
Je pense que mon programme s’insère bien dans ce qui est déjà présent à l’école. C’est un cours optionnel. Le fait qu’il soit optionnel permet à tous les élèves d’y accéder. Si on décidait d’en faire un enrichissement, il y aurait des choix à faire, donc ça ne serait pas accessible à tous, donc ce n’est pas nécessairement là qu’il faut aller. Je pense que le fait que ça soit optionnel, avec ce nombre de périodes-là, c’est sûr que ce serait bien d’avoir plus de périodes pour monter un projet, mais on y arrive bien. On travaille en dehors des cours aussi, on fait quelques répétitions ce qui fait que ça apprend aussi aux gens à s’organiser dans le travail et dans l’horaire. Je pense que mon programme est apprécié, je crois que les gens aiment ça venir voir les pièces à chaque année, venir découvrir vers quoi on s’est en allé, parce que d’une année à l’autre, ce n’est jamais pareil. On a toujours des projets différents et je pense que les gens, autant ceux qui en font que les gens qui le côtoient pour le voir et pour voir les pièces apprécient ce programme-là. Pour moi, c’est plutôt bien.

Journaliste
Où voyez-vous votre projet dans cinq ans? Dans dix ans?

Louise
Encore en évolution. J’aimerais ça être encore là pour le donner et qu’on veuille encore de moi pour le faire, mais on se lance tout le temps des nouveaux défis. On a fait quelques comédies musicales, on n’en fait pas chaque année parce que c’est énormément de travail, on ne pourrait pas supporter tout ça, mais avec les professeurs d’harmonie on a ce projet-là de temps en temps qui revient, ce qui nous permet de pousser nos élèves un peu plus loin et de leur offrir un projet plus global ou plus important, mais sinon, j’espère trouver encore plein de beaux défis pour mes élèves, j’espère que j’aurai encore plein d’élèves intéressés à vivre cette belle aventure-là qu’est le théâtre, mais dans cinq ans, pour  moi, toujours en évolution, toujours dynamique, toujours intéressant. Je le vois là, j’espère.

Journaliste
Merci. C’était ma dernière question.

Louise
Merci.

Voilà.
Cette entrevue est la deuxième d’une série de quatre entrevues avec différents enseignants responsables des options de 4e secondaire.

Entrevue avec Bianca Gagnon, responsable du projet Mistr’art à l’école du Mistral

Anthony Guay-Tremblay

Au cours des dernières semaines, j’ai eu la chance de faire plusieurs entrevues avec les responsables des programmes des options de secondaire 4.

Voici la première d’entre elles, avec Bianca Gagnon, enseignante d’arts plastiques de l’école du Mistral.



Bianca
Bonjour.

Journaliste
OK. Tout d’abord pouvez-vous vous présenter à vos auditeurs.

Bianca
Je suis Bianca Gagnon, enseignante d’arts plastiques à l’école du Mistral.

Journaliste
Depuis combien de temps faites-vous ce métier?

Bianca
Ça fait deux ans que je suis en art, mais ça fait six, sept, huit ans environ que je suis enseignante, je ne sais plus trop.

Journaliste
OK. Décrivez votre programme Mistr’Art en trois mots.

Bianca
En trois mots… Art, entrepreneuriat et persévérance.

Journaliste
OK. En général, quel est le contenu de votre programme?

Bianca
En général, c’est particulièrement sur les arts et l’entrepreneuriat, dans le fond les gens, nos jeunes du Mistral créent des œuvres, donc on a l’aspect technique de la création, le côté plus arts plastiques et ensuite on a la mise en marché à l’aide de nos partenaires du milieu.

Journaliste
Depuis combien de temps ce programme existe-t-il?

Bianca
Il a été mis sur pieds depuis septembre et il s’est concrétisé jusqu’à décembre, dans le fond, on vient de lancer notre campagne de financement en décembre donc on peut dire que ça a été officiellement mis en place en décembre.

Journaliste
Qu’est-ce qui a mené à sa création?

Bianca
Plein de gens. En fait, mon idée à la base, c’était vraiment juste de faire une petite activité qui allait payer un voyage ou un échange étudiant pour mes jeunes et mon idée c’était juste de les motiver par cet échange- là. Finalement, les gens sont venus et ont dit « Hé, on aimerait ça acheter vos œuvres » et là on s’est dit qu’on allait les mettre en marché par le biais d’une entreprise, la MRC, la SADC, la Mitis en affaires, Mallette sont venus se joindre à nous pour vraiment créer le volet entrepreneurial et donner la formation à nos jeunes pour créer des entrepreneurs de demain.

Journaliste
Quel genre d’élève votre programme attirerait-il?

Bianca
C’est une clientèle assez large, d’abord les artistes parce que ce sont ceux qui s’inscrivent surtout dans les arts, mais, aussi les jeunes qui aiment les communications, l’administration, les finances, donc on est vraiment allé chercher plein d’aptitudes et de compétences pour notre programme.

Journaliste
Quelles compétences le jeune pourrait-il acquérir?

Bianca
Bien comme je disais, vraiment au niveau artistique ce sont toutes les techniques en art qu’on voit normalement dans le cadre du programme du ministère et pour ce qui est de l’entrepreneuriat et touche les finances, le marketing, la production, la mise en marché, la reddition de compte après aussi, on fait des demandes pour des partenariats financiers aussi, donc c’est vraiment tout ce qui touche le lancement d’une entreprise et la pérennité de l’entreprise.

Journaliste
Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre projet?

Bianca
Le fait que chacun y trouve sa place, je pense à des élèves que j’ai découverts sur l’aspect communications, des élèves que j’ai découvert sur l’aspect artistique, même des élèves qui n’étaient pas très motivés à être en art et qui rentrent super bien dans ce programme là donc juste le fait que tout le monde y trouve son compte, moi c’est ce qui me fait le plus plaisir.

Journaliste
Qu’est-ce que votre activité peut offrir pour le futur des étudiants?

Bianca
C’est sûr que le fait d’avoir une entreprise comme ça, il y aurait des retombées financières importantes en lien avec ça donc, c’est vraiment génial pour l’école pour plein de raisons parce que ça va nous donner la chance de créer une galerie d’art qui va être mobile dans l’école qu’on aurait pas pu avoir sans ce financement-là. Ça nous donne la chance de partir en voyage, ça nous donne la chance d’inviter des artistes professionnels à l’école et je n’aurais pas eu cet argent sinon et ça nous donne la chance aussi d’acheter du matériel plus spécialisé. Nos projets deviennent vraiment plus larges. On fait des fresques, on va pouvoir faire plein de choses avec ça donc l’aspect financier est quand même très intéressant comme responsable du programme.

Journaliste
Êtes-vous satisfaite du statut de votre programme? Si oui, pourquoi? Sinon, que voulez-vous améliorer?

Bianca
Oui, je suis super satisfaite parce qu’en fait quand on l’a lancé on pensait que ça serait tout petit et là finalement ça prend des ampleurs incroyables sans même qu’on le demande donc tant mieux, en vrai. Je suis vraiment contente de ce que ça fait. C’est sûr que ça demande beaucoup d’heures d’implication et il y a un petit côté stressant de plus mais en vrai c’est ce qui nous nourri et c’est ce qui fait que les jeunes sont motivés.

Journaliste
Où voyez-vous votre projet dans cinq ans? Dans dix ans?

Bianca
J’espère juste que ça va être moins un feu roulant qu’en ce moment, mais j’espère juste dans le fond qu’il va y avoir de la pérennité et qu’on va réussir à le mettre tellement en place qu’il va être solide, il va être canné, il va rouler par lui-même et que ça va juste être simple et établi dans l’école.

Journaliste
Merci. C’était ma dernière question.

Bianca
Merci.

Voilà.
Cette entrevue est la première d’une série de 4 avec les enseignants responsables des  options de 4e secondaire.

L’incubateur jeunesse Mistr’art est né

Conférence de presse du 26 novembre concernant le Mistr’art
Photo : CIA Mistral / Monika Lévesque
Alyss-ann Pelletier

Le 26 novembre dernier, une équipe de l’Agence de presse  CIA Mistral est allée assister à une conférence de presse parlant du projet artistique qui a été officiellement lancé le 15 novembre 2019 par Bianca Gagnon, enseignante d’arts plastiques à l’école du Mistral.



Le but de cette conférence était pour annoncer que l’école du Mistral a créé un incubateur appelé « incubateur Mistr’Art » jeunesse afin d’essayer de garder les élèves motivés pour aller à l’école et également les aider à entreprendre, parce que parfois, cela peut arriver que les jeunes se désintéressent et ne finissent pas leur secondaire. Ce qui est très important.

Ils ont donc décidé de faire une conférence de presse réunissant les élèves qui font le projet (les élèves en option art-plus), des élèves ayant aidé au projet et les partenaires qui ont pu les aider financièrement ou tout simplement en les aidant pour leur organisation.

Création des élèves participant au projet Mistr’art
Photo : CIA Mistral

Voici les partenaires qui étaient présents : le Carrefour jeunesse-emploi Mitis, La Ruche Bas-Saint-Laurent, la SADC de La Mitis, Mitis en affaire, la MRC de La Mitis et pour finir Mallette. Les partenaires ont donc pris chacun leur tour la parole pour  dire qui ils étaient et également pour dire qu’elle était leur contribution dans ce projet artistique.

Tout cela s’est déroulé après le mot de bienvenue effectué par Annabelle  Lepage, qui fait partie des élèves qui travaillent sur ce nouveau projet.

Il y a également eu le témoignage de Florence Patenaude, une autre des élèves-entrepreneurs, qui a dit une phrase durant son témoignage que je trouve très belle et inspirante. Pour elle, ce projet,

« Ce n’est pas juste un cours d’art, c’est aussi un développement personnel, que chaque jour on a la possibilité de découvrir. »

Florence Patenaude, éléve de l’école du Mistral

J’ai trouvé cette phrase très inspirante, parce qu’elle nous prouve, en tant qu’élève, que pour elle et ses coéquipiers, ce projet n’est pas juste de l’art, mais aussi quelque chose qui va pouvoir les aider à connaître de nouvelles choses et peut être bien pouvoir les aider pour leur vie future.

Pour mieux connaître la candidate du Bloc québécois, dans Avignon/La Mitis/Matane/Matapédia,

Afin d’en savoir plus sur les idées de la candidate du Bloc québécois, Kristina Michaud, l’Agence de presse CIA Mistral l’a rencontré.

La candidate Kristina Michaud en compagnie de notre journaliste Alyss-Ann Pelletier

Pour mieux connaître le candidat du parti Libéral, dans Avignon/La Mitis/Matane/Matapédia, Rémi Massé

Afin d’en savoir plus sur les idées du candidat du parti Libéral, Rémi Massé, l’Agence de presse CIA Mistral l’a rencontré.

Rémi Massé en compagnie de notre journaliste Maria-Lee Michaud

Pour mieux connaître le candidat du NPD, dans Avignon/La Mitis/Matane/Matapédia, Rémi-Jocelyn Côté

Afin d’en savoir plus sur les idées du candidat du NPD, Rémi-Jocelyn Côté, l’Agence de presse CIA Mistral l’a rencontré.

Rémi-Jocelyn Côté en compagnie de notre journaliste Brian Dubé

Le Bloc québécois, c’est nous! Par Jérémie Fortin

C’est le 21 octobre que les Canadiens de toutes les provinces auront à se prononcer sur le prochain gouvernement. C’est pour cette raison que j’ai pris la décision d’inviter en entrevue radio téléphonique le 13 mars dernier, le chef du Bloc québécois monsieur Yves-Francois Blanchet. Monsieur Blanchet a répéter à maintes reprises : «Que le Bloc québécois est un parti qui va parler uniquement pour les Québécois, contrairement aux autres partis qui ne travaillent pas pour, mais bien contre les intérêts du Québec»

Monsieur Blanchet nous affirme «qu’il est logique d’offrir aux Québécois de pouvoir être souverainistes sur la scène québécoise comme sur la scène fédérale. Ce parlement-là est celui qui prendra 4 milliards de dollars dans les prochaines années pour l’envoyer dans l’exploitation du pétrole dans l’ouest canadien nous rendant complice de ce qui est carrément un drame planétaire. Je me permettrais d’ajouter que ceci est votre argent, que vous avez gagné, pour encourager l’exploitation du pétrole canadien. Pourtant, beaucoup de Québécoises et de Québécois sont, je dirais, pro environnemental et le fédéral se donne la permission de dépenser l’argent des contribuables afin d’encourager justement ce que une bonne partie des Québécois ne désirent pas. Le Bloc fait le constat que les partis canadiens, que se soit le NPD, les Conservateurs, les Libéraux sont fortement influencés par leur travail, par les lobbys de Calgary, d’Edmonton, de Vancouver, de Toronto en particulier tandis que le Bloc n’est influencé par aucun lobby qui soi extérieur au Québec.

Le chef du Bloc nous affirme que «sa formation politique ne prend jamais des positions qui vont à l’encontre du Québec. Le travail du Bloc québécois est de défendre les intérêts du Québec pour, le plus vite possible, bâtir son propre projet, un pays, le Québec, ainsi qu’une société avec sa propre vision du monde. Le Bloc a été créé dans le but de contribuer fortement à l’indépendance du Québec. Tant que le Québec ne sera pas indépendant, le Bloc aura sa raison d’être.» 

Selon lui, les raisons pour lesquelles les Québécois pourraient opter pour le Bloc aux prochaines élections sont d’ordre environnemental. «Il faut parler d’environnement, mais le Canada est un pays pétrolier tandis que la vision écologique est beaucoup plus présente au Québec. Les Québécois semblent être attachés à un certain nombre de choses notamment un modèle plus environnemental qui est incompatible avec l’économie pétrolière qui est celle du Canada dans laquelle il nous oblige à mettre notre argent. Le NPD n’est pas contre l’économie pétrolière de l’ouest, les Conservateurs sont extrêmement pour l’économie de l’ouest pétrolier. Les Libéraux, on l’a vu, nous forcent à mettre notre argent dans l’économie pétrolière de l’ouest [notamment par l’achat de l’oléoduc Trans Mountain]. Il y a juste le Bloc qui n’est pas pour cela. Même le parti vert est d’accord avec le modèle pétrolier de l’ouest prétendant qu’il faut juste transformer le pétrole là-bas comme si c’était mieux au niveau environnemental alors qu’au contraire ça augmente les émissions de gaz à effets de serre. Il n’existe pas de modèle pour régler les problèmes des changements climatiques et de l’environnement qui ne passe pas par une réduction de la consommation de pétrole, une transition vers autres choses.»

Que peut faire le Bloc pour les régions? «En fait, le projet du Bloc doit être celui des régions elles-mêmes, on n’a pas à imposer un projet, on a à être à l’écoute des projets des régions. Les régions du Québec sont très riches de leurs ressources naturelles qui ne sont pas toujours bien exploitées que ce soit les ressources minières, les ressources forestières ou les ressources animales. On en extrait le maximum par des compagnies qui veulent maximiser leurs profits. On exporte cela, c’est transformé ailleurs créant de l’emploi ailleurs plutôt que dans nos régions. Si c’était transformé chez nous, on gèrerait mieux la ressource en créant le même nombre d’emplois chez nous. Ce serait un modèle économique plus approprié pour maintenir le développement de nos régions.»

Il conclue sont exposé en disant : «Le meilleur argument pour amener les Québécois à voter pour le Bloc québécois aux prochaines élections est que le Bloc est la propre voix des Québécois.» Merci à la Télévision de la Mitis pour la captation de l’enregistrement audio.

Alex Cromer-Émond de retour au Mistral avec la Coupe Vanier!

Cromer

En cette magnifique journée, vendredi le 3 avril 2015, nous avons eu la chance de faire une entrevue avec Alex Cromer-Émond, joueur de football des Carabins de Montréal. Il est venu faire une présentation, expliquer le succès des Carabins cette année et tous les efforts qu’il faut faire pour y arriver. Avant de faire partie des Carabins, Alex a fait six ans d’études à l’école des Cheminots à Price et cinq ans au secondaire au Mistral dans le programme de football devenu, l’année dernière, les Monarks. Alex a voulu laisser un message pour les élèves du Mistral : dans la vie ce n’est pas le talent qui fait gagner des championnats, c’est le travail, la persévérance et détermination, si vous avez ces trois choses là, il n’y a pas grand-chose qui puisse vous arrêter…