Entrevue avec Bianca Gagnon, responsable du projet Mistr’art à l’école du Mistral

Anthony Guay-Tremblay

Au cours des dernières semaines, j’ai eu la chance de faire plusieurs entrevues avec les responsables des programmes des options de secondaire 4.

Voici la première d’entre elles, avec Bianca Gagnon, enseignante d’arts plastiques de l’école du Mistral.



Bianca
Bonjour.

Journaliste
OK. Tout d’abord pouvez-vous vous présenter à vos auditeurs.

Bianca
Je suis Bianca Gagnon, enseignante d’arts plastiques à l’école du Mistral.

Journaliste
Depuis combien de temps faites-vous ce métier?

Bianca
Ça fait deux ans que je suis en art, mais ça fait six, sept, huit ans environ que je suis enseignante, je ne sais plus trop.

Journaliste
OK. Décrivez votre programme Mistr’Art en trois mots.

Bianca
En trois mots… Art, entrepreneuriat et persévérance.

Journaliste
OK. En général, quel est le contenu de votre programme?

Bianca
En général, c’est particulièrement sur les arts et l’entrepreneuriat, dans le fond les gens, nos jeunes du Mistral créent des œuvres, donc on a l’aspect technique de la création, le côté plus arts plastiques et ensuite on a la mise en marché à l’aide de nos partenaires du milieu.

Journaliste
Depuis combien de temps ce programme existe-t-il?

Bianca
Il a été mis sur pieds depuis septembre et il s’est concrétisé jusqu’à décembre, dans le fond, on vient de lancer notre campagne de financement en décembre donc on peut dire que ça a été officiellement mis en place en décembre.

Journaliste
Qu’est-ce qui a mené à sa création?

Bianca
Plein de gens. En fait, mon idée à la base, c’était vraiment juste de faire une petite activité qui allait payer un voyage ou un échange étudiant pour mes jeunes et mon idée c’était juste de les motiver par cet échange- là. Finalement, les gens sont venus et ont dit « Hé, on aimerait ça acheter vos œuvres » et là on s’est dit qu’on allait les mettre en marché par le biais d’une entreprise, la MRC, la SADC, la Mitis en affaires, Mallette sont venus se joindre à nous pour vraiment créer le volet entrepreneurial et donner la formation à nos jeunes pour créer des entrepreneurs de demain.

Journaliste
Quel genre d’élève votre programme attirerait-il?

Bianca
C’est une clientèle assez large, d’abord les artistes parce que ce sont ceux qui s’inscrivent surtout dans les arts, mais, aussi les jeunes qui aiment les communications, l’administration, les finances, donc on est vraiment allé chercher plein d’aptitudes et de compétences pour notre programme.

Journaliste
Quelles compétences le jeune pourrait-il acquérir?

Bianca
Bien comme je disais, vraiment au niveau artistique ce sont toutes les techniques en art qu’on voit normalement dans le cadre du programme du ministère et pour ce qui est de l’entrepreneuriat et touche les finances, le marketing, la production, la mise en marché, la reddition de compte après aussi, on fait des demandes pour des partenariats financiers aussi, donc c’est vraiment tout ce qui touche le lancement d’une entreprise et la pérennité de l’entreprise.

Journaliste
Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre projet?

Bianca
Le fait que chacun y trouve sa place, je pense à des élèves que j’ai découverts sur l’aspect communications, des élèves que j’ai découvert sur l’aspect artistique, même des élèves qui n’étaient pas très motivés à être en art et qui rentrent super bien dans ce programme là donc juste le fait que tout le monde y trouve son compte, moi c’est ce qui me fait le plus plaisir.

Journaliste
Qu’est-ce que votre activité peut offrir pour le futur des étudiants?

Bianca
C’est sûr que le fait d’avoir une entreprise comme ça, il y aurait des retombées financières importantes en lien avec ça donc, c’est vraiment génial pour l’école pour plein de raisons parce que ça va nous donner la chance de créer une galerie d’art qui va être mobile dans l’école qu’on aurait pas pu avoir sans ce financement-là. Ça nous donne la chance de partir en voyage, ça nous donne la chance d’inviter des artistes professionnels à l’école et je n’aurais pas eu cet argent sinon et ça nous donne la chance aussi d’acheter du matériel plus spécialisé. Nos projets deviennent vraiment plus larges. On fait des fresques, on va pouvoir faire plein de choses avec ça donc l’aspect financier est quand même très intéressant comme responsable du programme.

Journaliste
Êtes-vous satisfaite du statut de votre programme? Si oui, pourquoi? Sinon, que voulez-vous améliorer?

Bianca
Oui, je suis super satisfaite parce qu’en fait quand on l’a lancé on pensait que ça serait tout petit et là finalement ça prend des ampleurs incroyables sans même qu’on le demande donc tant mieux, en vrai. Je suis vraiment contente de ce que ça fait. C’est sûr que ça demande beaucoup d’heures d’implication et il y a un petit côté stressant de plus mais en vrai c’est ce qui nous nourri et c’est ce qui fait que les jeunes sont motivés.

Journaliste
Où voyez-vous votre projet dans cinq ans? Dans dix ans?

Bianca
J’espère juste que ça va être moins un feu roulant qu’en ce moment, mais j’espère juste dans le fond qu’il va y avoir de la pérennité et qu’on va réussir à le mettre tellement en place qu’il va être solide, il va être canné, il va rouler par lui-même et que ça va juste être simple et établi dans l’école.

Journaliste
Merci. C’était ma dernière question.

Bianca
Merci.

Voilà.
Cette entrevue est la première d’une série de 4 avec les enseignants responsables des  options de 4e secondaire.