Le Bloc québécois, c’est nous! Par Jérémie Fortin

C’est le 21 octobre que les Canadiens de toutes les provinces auront à se prononcer sur le prochain gouvernement. C’est pour cette raison que j’ai pris la décision d’inviter en entrevue radio téléphonique le 13 mars dernier, le chef du Bloc québécois monsieur Yves-Francois Blanchet. Monsieur Blanchet a répéter à maintes reprises : «Que le Bloc québécois est un parti qui va parler uniquement pour les Québécois, contrairement aux autres partis qui ne travaillent pas pour, mais bien contre les intérêts du Québec»

Monsieur Blanchet nous affirme «qu’il est logique d’offrir aux Québécois de pouvoir être souverainistes sur la scène québécoise comme sur la scène fédérale. Ce parlement-là est celui qui prendra 4 milliards de dollars dans les prochaines années pour l’envoyer dans l’exploitation du pétrole dans l’ouest canadien nous rendant complice de ce qui est carrément un drame planétaire. Je me permettrais d’ajouter que ceci est votre argent, que vous avez gagné, pour encourager l’exploitation du pétrole canadien. Pourtant, beaucoup de Québécoises et de Québécois sont, je dirais, pro environnemental et le fédéral se donne la permission de dépenser l’argent des contribuables afin d’encourager justement ce que une bonne partie des Québécois ne désirent pas. Le Bloc fait le constat que les partis canadiens, que se soit le NPD, les Conservateurs, les Libéraux sont fortement influencés par leur travail, par les lobbys de Calgary, d’Edmonton, de Vancouver, de Toronto en particulier tandis que le Bloc n’est influencé par aucun lobby qui soi extérieur au Québec.

Le chef du Bloc nous affirme que «sa formation politique ne prend jamais des positions qui vont à l’encontre du Québec. Le travail du Bloc québécois est de défendre les intérêts du Québec pour, le plus vite possible, bâtir son propre projet, un pays, le Québec, ainsi qu’une société avec sa propre vision du monde. Le Bloc a été créé dans le but de contribuer fortement à l’indépendance du Québec. Tant que le Québec ne sera pas indépendant, le Bloc aura sa raison d’être.» 

Selon lui, les raisons pour lesquelles les Québécois pourraient opter pour le Bloc aux prochaines élections sont d’ordre environnemental. «Il faut parler d’environnement, mais le Canada est un pays pétrolier tandis que la vision écologique est beaucoup plus présente au Québec. Les Québécois semblent être attachés à un certain nombre de choses notamment un modèle plus environnemental qui est incompatible avec l’économie pétrolière qui est celle du Canada dans laquelle il nous oblige à mettre notre argent. Le NPD n’est pas contre l’économie pétrolière de l’ouest, les Conservateurs sont extrêmement pour l’économie de l’ouest pétrolier. Les Libéraux, on l’a vu, nous forcent à mettre notre argent dans l’économie pétrolière de l’ouest [notamment par l’achat de l’oléoduc Trans Mountain]. Il y a juste le Bloc qui n’est pas pour cela. Même le parti vert est d’accord avec le modèle pétrolier de l’ouest prétendant qu’il faut juste transformer le pétrole là-bas comme si c’était mieux au niveau environnemental alors qu’au contraire ça augmente les émissions de gaz à effets de serre. Il n’existe pas de modèle pour régler les problèmes des changements climatiques et de l’environnement qui ne passe pas par une réduction de la consommation de pétrole, une transition vers autres choses.»

Que peut faire le Bloc pour les régions? «En fait, le projet du Bloc doit être celui des régions elles-mêmes, on n’a pas à imposer un projet, on a à être à l’écoute des projets des régions. Les régions du Québec sont très riches de leurs ressources naturelles qui ne sont pas toujours bien exploitées que ce soit les ressources minières, les ressources forestières ou les ressources animales. On en extrait le maximum par des compagnies qui veulent maximiser leurs profits. On exporte cela, c’est transformé ailleurs créant de l’emploi ailleurs plutôt que dans nos régions. Si c’était transformé chez nous, on gèrerait mieux la ressource en créant le même nombre d’emplois chez nous. Ce serait un modèle économique plus approprié pour maintenir le développement de nos régions.»

Il conclue sont exposé en disant : «Le meilleur argument pour amener les Québécois à voter pour le Bloc québécois aux prochaines élections est que le Bloc est la propre voix des Québécois.» Merci à la Télévision de la Mitis pour la captation de l’enregistrement audio.